• 50 ans de rires avec de Funès et Bourvil

    Depuis 2016, on célèbre en Bourgogne, particulièrement à Meursault et à Vézelay, le cinquantenaire du tournage du film. Des milliers de visiteurs ont ainsi débarqué en septembre dernier dans le village, à la recherche du mythique Hôtel du Globe, où de Funès et Bourvil trouvent refuge une nuit, au cours de leur périple. «En fait, chaque année, des fans viennent de toute l’Europe à Meursault, non seulement pour le vin, mais aussi pour demander à la mairie où se trouve l’hôtel», explique Vincent Chapeau, coauteur du documentaire et auteur du livre Sur la route de La Grande Vadrouille (Hors Collection), dont est adapté le documentaire diffusé à 23h05. Malheureusement, cet établissement n’existe pas. La façade du bâtiment est à Noyers-sur-Serein, tandis que l’intérieur n’était qu’un décor reconstitué en studio à Boulogne.

    À propos d’une des répliques les plus célèbres, quand les héros s’enfuient en planeur, «Y a pas d’hélice hélas», dite par Bourvil, à quoi de Funès répond: «C’est là qu’est l’os», Vincent Chapeau raconte que cela fut totalement improvisé par un cascadeur. «Gil Delamare, le superman des cascades, était en charge de celles du film, mais il mourut sur un tournage voisin, en réglant une cascade auto. Gérard Streiff et Rémy Julienne, deux débutants, se retrouvent obligés d’assumer les scènes d’action de cette énorme production (14 millions de francs). Lors des répétitions, les comédiens découvrent les planeurs, et Bourvil lance sa célèbre phrase. Mais, planqué au fond du hangar hors du champ de la caméra, Gérard Streiff, qui est censé aider à pousser les planeurs, crie à la cantonade: C’est là qu’est l’os!. Gérard Oury a trouvé ça génial et a décidé de le garder.»

    C’est dans cette ambiance joyeuse et légère, malgré l’énorme travail et la concentration extrême exigée de toute l’équipe par le réalisateur, que fut tourné en 1966 le film qui réunit en première, puis en deuxième exclusivité plus de 17 millions de spectateurs.

    Mémoires de guerre

    Vingt ans après les faits, la guerre était encore dans toutes les mémoires pendant le tournage du film. Au point qu’inconsciemment, raconte l’acteur Michel Modo, les figurants habillés à la cantine en officiers ou en simples soldats ne se mélangeaient pas entre eux et ceux habillés en Français ne déjeunaient pas non plus avec eux.

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